Retour aux sources [PV : Jojo]

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    Message  Alexander Lescaudey le Dim 13 Déc - 1:36

    :.. Il avait déjà sa chambre à l’Académie, l’ancien professeur de potions lui avait laissé la chambre impeccable, avec même un petit hydromel de son cru sous l’oreiller à ouvrir « pour les grandes occasions » était-il écrit sur l’étiquette. Alexander espérait qu’il serait à la hauteur. Ce n’était pas grâce au professeur Albarelle qu’il avait eu la passion des potions – cette dernière ayant presque toujours été présente – mais c’était lui qui lui avait donné le goût de l’excellence. Une chose qu’il n’aurait jamais crue possible auparavant. Lorsque Alex était rentré à l’Académie, il était une sorte de poupée bien dressée. Un enfant de l’aristocratie bien-pensante française. Sa seule façon de s’exprimer, ou du moins de montrer une parcelle de personnalité dans ce monde bridé c’était la connaissance. Apprendre, apprendre, pas pour devenir un singe savant, mais pour comprendre le monde autour de lui. Rien n’avait jamais été logique dans sa famille. Une mère biologique vide, un père adoptif en attente des prouesses de son fils. Rien n’avait de sens. Et c’est également ce qu’il l’avait amené très rapidement à écrire le récit de ses expériences. Ecrire pour témoigner, écrire pour partager et faire naître la passion. Il se souviendrait toujours de sa « petite encyclopédie primaire pour futurs maîtres en potions ». Encore aujourd’hui il se souvenait des proportions. C’était plus de la tisane et des sirops qu’il concoctait à cette époque avec des herbes du jardin.

    :.. Alex ne voulait pas attendre au château l’arrivée des élèves. C’était vide, froid, il n’avait jamais vu le château aussi dénué de vie et cela l’angoissait. Alors, il avait trouvé refuge au Joyeux Korrigan qui proposait des chambres pour les étrangers de passage. Ce soir-là, ses pas l’avaient mené à la taverne de la Marie Morgane encore presque désert à cette période de l’année mais qui allait bientôt recevoir en son sein une flopée d’étudiants soiffards venus faire le plein de biéraubeurre. Il s’était installé dans le coin où, 20 ans auparavant il avait l’habitude de venir consommer. Une place avec vue sur la porte d’entrée, sur le bar et sur la rue commerçante en même temps tout en restant assez cachée pour ne pas attirer les premiers regards. C’était chouette et cela leur plaisait à l’époque. Il pensa à Joachim, il n’était même pas encore venu le voir à la boutique. De quoi avait-il peur ? De rien. Jo avait disparu de la circulation depuis un bout de temps maintenant et Alex n’avait prévenu personne de son retour en France. Encore moins à Beauxbâtons. Le professeur Albarelle avait fait ses adieux en juin, mais il n’avait pas mentionné son remplaçant. Bref, il se voyait mal après 20 ans d’absence faire un « coucou c’est moi ! ». Son ami aurait certainement pu le faire, il sourit en y repensant. Jo était la première et la seule personne à qui il avait parlé de la mutation de Cassie quand il l’avait découvert, c’était à ce même endroit, à cette même place. Et c’était son ami qui l’avait convaincu qu’elle était la femme de sa vie.

    :.. Son sourire s’échappa pendant que ses yeux voguaient distraitement sur la fenêtre. Il se demanda si elle allait bien en buvant une gorgée de son breuvage. Le goût le ramena des années en arrière. Son carnet de note sous la main, il sortit une courte plume pour griffonner quelques dessins sur une feuille vierge. Cela lui permettait de penser librement. La liberté justement est ce qu’il avait de plus cher. Les drames, les discussions douloureuses étaient pour lui asservissement passionnel au profit d’une cause inerte et le plus souvent inutile. Alex avait l’impression de toujours revenir au point de départ de sa vie. Éternel insatisfait, il entamait une nouvelle page de sa vie avec une pointe d’angoisse et l’envie de bien faire. En vingt ans, il avait lié des amitiés, de belles amitiés, aux quatre coin du monde. Mais jamais il n’avait pris le temps de s’ouvrir. Trop de chose à vivre, à découvrir, trop d’ennuis sur lesquels passer outre pour continuer d’avancer. Sa vie ralentissait enfin. Même si le rythme de cette année allait être soutenu. Il avait un cap et derrière lui un océan chaotique d’où émergeaient de merveilleuses choses alors que les profondeurs étaient hantées par des krakens. Où était son ami pour lui montrer la voie ? Bon c’était décidé, demain, il trouverait une façon d’aller le voir.
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    Message  Joachim d'Ackley le Dim 13 Déc - 15:24



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    « The writing's on the wall... It seems like forever since we had a good day. The writing's on the wall... »

    Il arrivait parfois à Joachim de repenser à son meilleur ami, lorsque les journées étaient trop lentes, et lorsque son esprit se mettait à divaguer, alors que ses mains et ses baguettes ensorcelaient un objet quelconque sur son plan de travail. Alex avait été un excellent ami pour Joachim, une personne avec qui lancer des blagues et faire quelques bêtises dans les couloirs de Beauxbâtons, se moquant le plus souvent des né-moldus et des hybrides au passage.
    Au départ, si Alex avait été un peu trop coincé, trop concerné par ses études et son travail, c'était Joachim qui l'avait aidé à s'ouvrir, aux autres et à lui-même, à s'amuser plus, à se dévergonder un peu plus. C'était Joachim qui lui avait présenté sa première petite-amie, qui l'avait lancé dans les déboires de l'amour et de la séduction.

    Vraiment, en y rependant, ils étaient si différents l'un de l'autre. Joachim bien plus extraverti et ouvert, Alex si sérieux et refermé, et pourtant leur amitié avait été unique, les aidant à grandir dans les hommes qu'ils allaient devenir. Bien que Joachim regrettait à présent d'être parti juste après sa septième année sans un mot à Alex, il se dit que c'était pour le mieux.
    À cette époque, leur propre éducation de sang-pur aurait rendu la révélation de l'hybridation de Joachim bien trop dur à digérer, surtout juste après qu'il ait découvert que Cassie, sa petite-amie à ce moment, était une hybride. Comment Alex aurait-il réagi s'il savait que Joachim lui-même était un hybride? Même si lui-même pris bien du temps à accepter cet état des faits.

    Malgré tout, en rentrant en France et alors qu'il commençait à travailler à l'Enchanteur Hardis, la première chose que le d'Ackley avait fait, après bien sûr avoir reprit contact avec sa propre famille, était de tenter de contacter son vieil meilleur ami. Cependant, il fût étonné d'apprendre que lui-même n'était plus en France. Bien que Joachim avait su que son ami voyageait beaucoup - ayant lu bon nombre des livres qu'il avait édité - il avait toujours eu l'impression qu'Alex serait là lorsqu'il reviendrait enfin au bercail. Peut-être un peu une façon narcissique de penser, mais pour lui, Alex signifiait autant "maison" que l'ancienne maison de compagne de Mathis.
    Alors, tout ce qu'il pouvait faire, c'était lire les ouvrages de son ancien ami, bien qu'en tant que ferronnier, bien de ces derniers ne lui soient que peu utiles - même s'il avait dévoré, et expérimenté avec, le livre sur le renforcement de baguettes par les potions. Et il pensait à son meilleur ami, souvent, en se demandant comment ces vingt années l'avaient changé.

    Cependant, aujourd'hui n'était pas un moment où Joachim pensait à Alex. En effet, juste avant la rentrée était un moment très chargé pour le vendeur de baguettes. Entre les premières années qui venaient quémander leur compagnon de route, et les autres étudiants qui venaient les faire réparer ou acheter d'autres objets enchantés, l'Enchanteur Hardis était toujours remplie d'une cacophonie joyeuse.
    Mais quelque part dans tout ce capharnaüm ambiant, entre deux sourires de Joachim, ses yeux dérivèrent, on ne sait pas trop comment, sur la fenêtre et les ruelles en dehors. Et là, il cru voir, se dirigeant vers la Marie Morgane, une ombre de son passé.
    Son sourire s'agrandit, et Joachim décida de fermer boutique après avoir servi ses derniers clients, pour quelques heures, le temps de rattraper le temps perdu. Car il n'avait nulle doute sur qui il avait vu marcher devant sa boutique en direction de la taverne, et quelque part, il avait hâte de le retrouver.

    C'est ainsi que près d'une heure plus tard, Joachim sortit de sa boutique et se dirigea vers la taverne, ne mettant même pas de veste pour es quelques mètre qu'il eût à faire pour se retrouver à la taverne. Il entra alors, scrutant la pièce pour voir bel et bien Alexander, assis à "leur" table.
    Il échangea quelques mots avec la serveuse qui se mit à flirter avec lui, avant de s'excuser et rejoindre son vieil ami qui ne devait certainement pas l'attendre. Ainsi, à quelques pas de la table, il s'exclama au-dessus du brouhaha ambiant, de façon claire et pourtant discrète pour que seul Alex et les quelques personnes alentours l'entendent:

    « Alexander Edouard Quentin Lescaudey de Maneville! »


    Un grand sourire qui plissa ses yeux apparut sur son visage, alors qu'il tapa chaleureusement l'épaule de son vieil ami, avant de s'assoir en face de lui, une biéraubeurre apparaissant devant lui quelques instants plus tard. Il observa son vieil ami un moment, avant de s'exclamer:

    « Après près de vingt ans, tu n'as presque pas changé! »


    Et c'était vrai, bien que Joachim et lui avaient bien vieilli. Vingt ans vous changeaient, tant physiquement que mentalement, d'autant plus lorsqu'on avait tant voyagé comme les deux hommes. Voir la vie en dehors de la France Magique avait sans doute changé le point de vue d'Alex autant qu'il avait changé celui de Joachim. Mais au plus profond de lui, le blond savait qu'Alex tenait bien plus aux valeurs de son éducation que lui-même. Après tout, apprendre qu'on lui avait menti toute sa vie avait profondément choqué Joachim et avait été la raison principale de son départ soudain après sa septième année à Beauxbâtons.
    Mais les changements, pour Joachim, avaient commencé déjà avant ses voyages, alors qu'il avait apprit la vérité sur son hérédité. Et c'est pourquoi lorsque Alex lui avoua que Cassie était une hybride, plutôt que de dire à son meilleur ami de lui jeter un sort pour la punir de cette tricherie, décida de dire à son meilleur ami - alors si malheureux - qu'il serait plus heureux avec elle. Hybride ou non.
    Peut-être étais-ce une façon cachée pour Joachim de dire qu'il espérait, le jour où Alexander apprendrait que son ami Villeroy était aussi un hybride, qu'il ne le rejette pas.

    Mais c'était il y a bien longtemps, et Joachim ne sait même pas s'il est encore avec la demoiselle, ou si ses pas l'ont mené ailleurs. Et en lui se mélangeait tant la hâte que la peur de retrouver son ami, de le voir changé, pour le meilleur et pour le pire.
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    Message  Alexander Lescaudey le Dim 13 Déc - 22:37

    « Alexander Edouard Quentin Lescaudey de Maneville! »

    :.. Alex failli s’étouffer dans son breuvage, il tourna la tête, le sourire déjà très largement inscrit sur ses lèvres fines, les yeux pétillants d’une joie impromptue et intense. La tape qu’il reçut sur l’épaule lui permis exactement de déterminer que son ami n’avait pas changé d’une goutte.

    - Mais ! Nom d’un centaure moldu ! Joachim ! Qu’est-ce que tu fais là ?

    :.. S’exclama-t-il avec emphase, avant de se rendre compte que ce n’était peut-être pas à la personne qui s’assayait devant lui de répondre. Alex l’avait reconnu en une demi-seconde, rien qu’au ton de sa voix et au sourire qu’il affichait. Joachim Abel Mathis d’Ackley, de son doux prénom, était exactement le même qu’à l’époque, avec un peu plus de rides mais toujours cette malice dans le regard qui lui donnait tout son charme. Il en était même plus séduisant que lorsqu’il avait 17 ans. La vieillesse lui allait bien et il devait le savoir. Après tout, ne disait-on pas que les 30 ans d’un homme sont les 20 ans d’une femme ? Ou peut-être était-ce une excuse d’homme pour sortir avec des femmes plus jeunes…

    :.. Alex eut tout de même un rebond de surprise et se sentit un peu perdu devant lui. Le voir comme ça réapparaitre… Puis arriver de nulle part, il ne savait pas quoi dire. La joie qu’il avait brutalement ressentie, laissa place un court instant à un mutisme. Il avait beaucoup trop de questions en tête : Comment vas-tu ? Qu’as-tu fait pendant 20 ans ? Pourquoi tu es parti soudainement ? De nombreuses fois dans sa vie, il aurait eu besoin de la présence de Joachim pour prendre la bonne décision. Il avait longtemps été à la fois son ami et sa conscience. Celle qui lui montrait le chemin qu’il refusait de voir ou de prendre. C’était affaire de réciprocité entre eux. Et là, il se remémora les moments où l’absence de son complice avait été la plus cuisante. Où était-il quand Cassie l’avait quitté ? Où était-il lorsqu’il buvait un verre à Haiti ou ailleurs, lorsqu’il s’amusait ? Pourquoi son meilleur ami l’avait-il déserté ? Trop d’éléments se bousculaient dans son esprit et en même temps.

    :.. Pourtant il avait le recul suffisant pour savoir qu’il ne pouvait blâmer personne d’autre que lui-même pour ses choix d’adulte. Et qu’il n’avait pas non plus à blâmer Joachim de ses propres décisions. Peut-être avait-il eu un problème. C’était l’hypothèse la plus probable. On ne quitte pas tout comme ça. Alex s’était souvent dit qu’il avait dû faire ou dire quelque chose de mal. Oh, il ne se condamnait pas pour son départ non plus. Il n’était pas égocentrique à ce point. Mais il se disait que si son camarade avait eu le moindre souci, il aurait directement pensé à lui. Or, Joachim n’était pas venu le voir et avait préféré partir. Cet instant de doute, face à lui ne dura que peu de temps en réalité. C’était comme revoir un ami avec lequel on s’était brouillé, alors même qu’il ne s’était rien passé. Alex était malgré lui, un peu sur ses gardes mais tellement comblé de pouvoir le retrouver que rien d’autre n’importait vraiment. Le futur professeur avait été solitaire pendant si longtemps qu’il avait fini par comprendre la décision de son ami. Partir. Tout laisser derrière. Reconstruire autre chose. Mais lui avait prévenu quand même sa famille. Il avait trouvé des amis sur sa route, certains l’avaient même accompagné pendant quelques parties de son long voyage mais personne d’aussi important que celui qui se tenait devant lui.

    « Après près de vingt ans, tu n'as presque pas changé! »

    Lui déclara son ancien compagnon de folie. Cela fit rire Alex. C’était un rire naturel quoiqu’un peu nerveux. Il avait l’impression la soudaine impression d’avoir dix-sept ans encore. Cette phrase cassa toute notion de doute ou de colère sous-jacente contre Joachim. C’était son meilleur ami, et ça l’était toujours. Alex avait longtemps essayé de se souvenir de leur dernière soirée, décortiquer ce qui n’allait pas mais elle avait été tellement banale qu’elle se confondait dans son esprit avec toutes les autres. Il avait envoyé un hibou après un mois sans nouvelles, puis un deuxième, puis il avait contacté la famille de Joachim, qui ne lui répondit pas non plus. En même temps, il s’y attendait un peu, les D’Ackley étaient des gens spéciaux. Il avait dû se rendre à l’évidence que son ami avait coupé les ponts et qu’il ne voulait plus lui parler.

    - Oh si, j’ai changé ! Tu n’en reviendrais même pas…
    souffla-t-il, puis il rajouta d’une voix un peu plus assurée : Toi par contre tu as pris un sacré coup de vieux !

    C’était plus pour charrier son complice de jeunesse que pour vraiment lui dire qu’il avait vieilli. Alex ne mâchait pas ses mots avec les personnes qu’il appréciait. Il aimait les boutades avec ses amis autant qu’il appréciait le silence avec les personnes qu’il lui était étrangères. Ce n’était pas un rustre, bien au contraire, parfois même les règles de bienséances l’obligeaient à faire la conversation alors qu’il aurait voulu se taire. Il était juste un peu sauvage, renfrogné, préférant le plein air et son chaudron aux soirées mondaines où le monde s’engraissait dans des principes qu’il ne tenait pas. Lui-même faisait partie de cette espèce. Celle qui avait des principes moraux, des répulsions à l’égard de la différence. Il avait été élevé dans cette défiance. Et qu’en était-il aujourd’hui ? Il ne donnait même plus d’avis. Il avait rencontré des hybrides et des sorciers au sang pur et il ne savait pas quelle race il préférait. Celle dont la différence était visible, comme une trace indélébile sur le corps, ou celle dont les secrets se noyaient dans le silence et l’hydromel. Le silence. C’était aussi la réponse la plus simple à la charge qu’il avait subie depuis tout jeune. C’était aussi la réponse dont Joachim avait su l’extraire. Et rien que pour cela, il remerciait son camarade. Qui même loin de lui, avait toujours été quelque part dans sa tête. Il leva son verre pour trinquer.

    - A nos jeunes années, mon cher ami, qui sont bien loin derrière nous. Le verre teinta. Tu as le temps de te poser au moins ? Je te vois sans veste, sans manteau !

    :.. Au fond de lui, Alex était heureux et c’est tout ce qui se voyait. Il était tout sourire, sa plume où il dessinait était posée, ses longues mains posées autour de son verre et ses yeux marrons braqués dans le regard de Joachim. De la sincérité transparaissait de cet échange. Il cherchait des réponses à ses questions autant que la certitude que Joachim allait bien. Il aurait voulu pouvoir discuter avec lui toute la nuit. Il avait tellement de choses à raconter et à entendre. Tellement de choses à dire. Mais peut-être que Jo n’avait pas le temps. Il enchaina tout de même la discussion. La bonne humeur l’animait et il se rendait compte que chacune de ces précieuses minutes en présence de son ami d’enfance lui faisaient un bon fou. Comme une impression de remonter le temps et de rattraper les années perdues.

    - Alors c’est toi le grand maître des baguettes de Jouvenceaux maintenant ? Pas trop chargée cette rentrée ?

    :.. Demanda-t-il, plutôt sûr de la réponse. Parler simplement avec Joachim lui avait tellement manqué que cela semblait irréel.
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