Premier cours de Magidigitation (PV Élèves optionnaires)

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    Message  Olympe Maxime le Jeu 24 Déc - 1:12

    Olympe jugeait qu'il était important qu'elle garde un contact direct avec ses élèves. Aussi, malgré son rôle de Directrice, elle avait tenu à conserver son rôle premier d'enseignante. Toutefois, elle avait du se résigner à délaisser les cours de Lutte contre la Magie Noire qu'elle avait enseigné à son engagement comme professeur à l'Académie jusqu'à sa nomination de Directrice. Sa fonction à la tête de Beauxbâtons lui prenait le plus clair de son temps et elle ne pouvait plus se consacrer à un cours général qui devait être suivi par tous les étudiants de la première à la septième année. Elle avait alors trouvé un compromis en prenant les rennes d'un cours optionnaire qui concernait moins d'élèves et donc nécessitait moins de temps. Elle avait ainsi choisi les cours de Magidigitation, une matière qu'elle affectionnait particulièrement et qui n'était pas tout à fait étrangère à sa première fonction professorale.

    Olympe poussa donc la double porte de la classe de Magidigitation avec un sourire satisfait. Une nouvelle année commençait et elle retrouvait avec plaisir l'ambiance docte des salles de classe. Après deux mois d'inutilité, la salle de Magidigitation avait un petit air du château de la Belle au Bois Dormant bien que pas un grain de poussière n'eut put y être trouvé, Monsieur Hautecourt y mettait un point d'honneur. Mais les rideaux à moitié tirés et les volets extérieurs fermés ne laissent filtrer que des rais de lumière diffuse qui éclairaient fort heureusement la salle de fines zébrures dorées comme le chaud soleil extérieur.

    D'un geste de baguette, Olympe fit s'ouvrir les volets et les rideaux qui se drapèrent sur les côtés des fenêtres dans de gracieuses cascades de soie bleu pâle. Clopin, qui rôdait curieusement par-là, feula sous l'arrivée de lumière vive. Olympe fronça le sourcil devant l'esprit frappeur du palais et lui intima d'une voix sèche :


    - Clopin, dehors! Il n'est pas question que tu perturbes mon cours aujourd'hui... ni même aucun autre jour d'ailleurs.

    Vexé, le chat à la jambe de bois feula en direction de la Directrice, maugréa quelque chose qui devait tenir de la protestation comme de l'insolence et passa à travers le mur en direction de la classe de Divination.

    Alors que son regard parcourait sa classe d'un air satisfait, les premiers élèves firent leur apparition. En avance, ils étaient tous mus par la curiosité, l'excitation et parfois même le désir de se faire bien voir de la Directrice comme c'était le cas pour certains Lusignan et Villeroy. Elle les accueillit avec un sourire bienveillant.


    - Entrez, entrez. Et pour ceux qui ne connaissent pas encore la manière de fonctionner de cette classe, déposez vos affaires et surtout rangez vos baguettes, vous n'en aurez nul besoin ici.

    Certains élèves, les sixième et septième années, s'exécutèrent de bonne grâce tandis que les nouveaux cinquième années semblaient plus réticents à se séparer de leur baguette qui était un outil quasiment indispensable à tous les autres cours ou qui en tout cas ne quittait jamais une des poches de leur uniforme.

    La gracieuse pendulette posée sur le manteau de la cheminée tinta dix heures. Cinq minutes plus tard, les portes de la salle de classe se refermèrent par magie. Ce fut le signe du début du cours et un respectueux silence tomba naturellement sur l'assistance. Olympe s'avança alors au milieu de la salle, sa robe de taffetas prune frissonnant sur le luxuriant tapis de la Savonnerie qui protégeait le parquet (et les élèves) des chutes trop brutales.


    - Bien. Avant toute chose, bonjour à tous et bienvenue à ceux qui parmi vous sont de nouveaux élèves dans ce cours de Magidigitation. Aujourd'hui nous n'allons pas vraiment entrer dans le vif du sujet pratique mais plutôt nous concentrer sur un point de théorie. Rassure-vous, je ne suis d'ordinaire pas du genre à assommer mon auditoire de longs monologues théoriques mais en toute chose il est important de connaître l'essentiel sur parchemin avant de tenter de le mettre en pratique. Aussi nous allons nous pencher sur une question essentielle qui va certes vous paraître très basique mais qui est cependant loin d'être aussi évidente de ce que vous pourriez croire.

    Olympe se tourna vers un pan du mur dont une fresque magique se mit en mouvement pour laisser la place à une mention écrite en lettre dorées : "Qu'est-ce que la Magidigitation?". Elle reporta alors son attention sur ses élèves avec un sourire engageant mais aussi un peu roublard.

    - Question simple n'est-il pas? Alors? Lequel d'entre vous se sent l'envie d'y répondre?

    Puis avec un regard goguenard pour certains étudiants de l'assistance, c'est à dire les sixième et septième qui étaient venus malgré la dispense du premier cours, elle ajouta :

    - Les sixième et les septième années, laissez vos nouveaux camarades répondre. Vous avez déjà eu droit à ce petit exercice l'année passée et vous connaissez donc logiquement la réponse.

    [H.J. : Modalité de postage : On fait un premier tour de table pour que chaque élève participant au cours puisse s'introduire et expliquer son ressenti, ses attentes etc.

    Ensuite, je poste une réponse après chaque intervention d'un élève. Il n'y a pas de tour de postage, si ce n'est que pour laisser une chance à tout un chacun, vous ne répondez pas deux fois d'affilée après mes interventions Ce sera donc à peu de chose près au plus rapide qui l'emportera

    Ah et j'allais oublier, le premier élève qui décide de répondre à la question d'Olympe devra donc logiquement être un cinquième année

    Bon RP à tous, j'espère que ce premier cours vous plaira ]



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    Message  Suzie Harcourt le Ven 25 Déc - 22:45

    Vêtue de l’uniforme bleu ciel réglementaire, la jeune sorcière attendait sagement devant la classe de magidigitation. Quand elle était arrivée, à peine une minute plus tôt, un petit groupe d’élèves s’était déjà formé et patientait dans l’attente de l’ouverture des portes. A présent, la plupart des élèves étaient regroupés, cinquième, sixième et septième année ayant choisi cette option confondus. Le sentiment d’impatience et de grande curiosité que ressentait Suzie depuis la fin de l’été à l’idée d’assister à ce cours commençait peu à peu à se transformer en une forme d’appréhension. Après tout, le cours allait être dispensé par une grande sorcière. Certes, tous les professeurs de l’Académie affichaient une renommée bien propre et respectable dans leur discipline respective. Mais, en l’espèce, c’était Madame Maxime, la directrice même de l’Académie, qui allait leur faire classe. C’était un honneur et une grande chance qui ne faisaient qu’attiser l’intérêt de la cinquième année. Toutefois, elle se sentait aussi un peu intimidée. Son assurance habituelle disparaissait alors sous une appréhension muette et une timidité nouvelle. D’autant plus qu’étudieraient en leur compagnie des élèves plus âgés, donc plus expérimentés. Suzie commençait vraiment à regretter les conseils de sa mère et de ne pas avoir révisé à l'avance de manière plus approfondie le programme durant les vacances.

    Il fut temps d’entrer dans la classe et, ajustant légèrement son uniforme et l’époussetant mécaniquement, Suzie pénétra dans le magnifique lieu d’apprentissage à la suite de ses camarades. En entrant, elle imita le salut respectueux en vigueur destiné à la directrice et jeta un rapide regard circulaire à la pièce. Pour une raison qui lui échappait, elle était vraiment impressionnée et tendue, et, se souciant peu de la personne à côté de laquelle elle serait assise, elle s’installa à la première place libre qu’elle apercevait. Installée au deuxième rang, elle ne sortit pas sa baguette ainsi que le leur indiquait Madame Maxime. D’une certaine manière, c’était un réconfort pour Suzie. Elle était tellement maladroite avec, excepté en métamorphose, qu’il était préférable qu’elle n’ait pas à s’en servir pour éviter de se faire remarquer. Au fond d’elle, elle se disait que, malgré la difficulté de la magidigitation, elle réussirait peut-être mieux avec le temps que lorsqu’elle avait sa baguette. Ce qui, en soit, était une réflexion assez stupide, ou plutôt naïve.

    Lorsque la pendule indiqua les dix heures par un tintement clair et harmonieux, les portes de la classe se refermèrent et Suzie inspira profondément. Le stress commençait à s’estomper devant la bienveillance qui ressortait des propos de leur enseignante. Peu habituée à se trouver aux premiers rangs après avoir choisi une place sous le coup du stress et sans réfléchir, Suzie se sentait légèrement inconfortable. Mais, déjà, ils entraient dans le vif du sujet et, l’oreille tendue, sa curiosité reprenait le dessus. Madame Maxime ne tarda d’ailleurs pas à leur poser une première question. Une réponse, en soi plutôt basique, vint à l’esprit de Suzie. Elle n’osa tout d’abord pas lever la main, craignant le manque de détails qu’elle pourrait apporter. Le regard fixé sur les mots dorés inscrits au tableau, elle retournait la question dans son esprit, partagée entre une irrésistible envie de lever la main et une crainte paralysante à l’idée de le faire. Mais, finalement, son geste précédant sa pensée, elle leva bien haut la main et regretta rapidement son impulsivité dès que le visage de Madame Maxime se tourna vers elle, suivi de celui des autres élèves. Respectant d’abord un instant poli pour être sûre qu’elle pouvait s’exprimer, elle finit par prendre la parole.

    « D’une manière peut-être un peu simpliste, on pourrait définir la magidigitation comme le fait de recourir à la magie sans utiliser de baguette. Ainsi, cette discipline recouvre à la fois la métamorphose, les sortilèges ou même la lutte contre la magie noire. Elle nécessite une certaine maîtrise des émotions car elles peuvent influer sur l’efficacité ou même la puissance du sort lancé et une bonne connaissance préalable des sorts pour réussir à les exécuter sans passer par l’intermédiaire d’une baguette qui, d’une certaine manière, ne permet que d’instrumentaliser le lancement d’un sort, de servir de pont. Et… C'est pourquoi il faut aussi être un grand sorcier pour pouvoir complètement et constamment se dispenser de l’utilisation d’une baguette. Je ne suis pas sûre, mais... Il me semble qu'il existe toutefois des sorts très puissants qui nécessitent toujours l’utilisation d’une baguette et qui ne peuvent pas être exécutés par magidigitation... »

    Ne trouvant rien à ajouter ou craignant de dire une bêtise, elle se tut. Son esprit était agité et elle se remémorait sa réponse, soucieuse d’être exacte. Elle était peut-être restée un peu vague... Le livre d’Agnès d’Oitéfin, « La Magie au bout des doigts : traité élémentaire de Magidigitation », posé devant elle, elle afficha un sourire poli tout en serrant sa plume dans sa main.
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    Message  Blanche de Morcerf le Sam 9 Jan - 20:38

    Blanche n'avait jamais été contre les cours, de quelque nature qu'ils fussent. Elle aimait apprendre, pas uniquement par convention sociale, mais surtout par amour profond du savoir et de ce que ça apporte à l'être humain. Plus on en sait et moins on se laisse mener par le bout du nez. Et ce qu'elle voulait avant tout, c'était être libre. Libre de penser, libre de rire et de craindre ce qu'elle voulait. Tirée aux quatre épingles, comme toujours, elle avait un attirail aussi irréprochable que sa coiffure. Elle suivait sa journée de cours avec application et enthousiasme. Enthousiasme dissimulé, comme à son habitude. Elle devait avoir l'air au mieux blasée, sinon inatteignable. Elle avait une sainte horreur de ça. Elle mourrait d'envie de faire des blagues improbable et de rire aux éclats avec des amis. Mais les amis c'était pour les autres. Elle devait garder l'image perdue d'une famille en déchéance.

    Un regard sur sa montre lui indiqua qu'il était l'heure de rejoindre le cours dispensé par l'impressionnante Madame Maxime. Elle lui vouait à la fois un profond respect et une crainte irraisonnée. Elle n'était pas méchante, mais sa stature lui donnait une image ma foi bien plus menaçante qu'elle ne l'était en réalité. Une métaphore concrète de femme forte. La femme qui en impose. Blanche ne tenait pas à avoir une seconde de retard, ni à ce cours, ni aux autres. Le manuel de Magidigitation avancée dans le sac et une moue aux lèvres elle rentra dans la salle de classe. Elle posa ses affaires superflues, se sépara avec appréhension de sa baguette, mais en réalité il lui tardait de pouvoir s'en passer. Elle n'aimait pas l'idée de dépendre d'un bout de bois, aussi précieux soit-il pour faire ce qu'elle savait faire depuis quelques années maintenant. Assise, elle se tut, attendant la sentence.

    La théorie lui fit plisser le nez un instant. Elle était plutôt du genre pratique, et tout feu tout flammes. Mais Madame Maxime avait raison, sans un peu de théorie, toute pratique était risquée ou bancale. Qu'est ce que la Magidigitation. Grande question. Elle se garda bien d'y répondre, elle gardait ses points charisme pour les prochaines questions. Elle se contenta de survoler la classe du regard, préférant voir qui ici avait un peu de courage, qui craignait l'erreur, qui s'en fichait tout simplement.
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    Message  Ossian de Pierpale le Lun 25 Jan - 14:41

    Ossian avait couru les derniers mètres pour atteindre la salle de classe et il semblait avoir eu raison : à peine avait-il passé le pas de la porte que celle-ci se referma toute seule. La plupart des élèves étaient déjà assis. Ossian fouilla la classe du regard à la recherche d’une tête amie mais résolut à ne pas rester longtemps debout, préférant se dépêcher pour ne pas que la dernière bonnes places du fond soit prise. Il se dirigea d’un pas tranquille, qui contrastait fortement avec sa course dont le dernier vestige était une respiration saccadée, vers une place près d’une des grandes fenêtres. Il tira sa chaise et s’y assit avec une certaine manière qui aurait pu faire sourire quiconque n’était pas habitué aux coutumes aristocratiques. Mais gare à celui qui oserait, Ossian veillait.
    Après avoir sortit son livre, Ossian entreprit d’écouter Madame Maxime. Elle était au devant la classe ; à l’opposé d’Ossian mais le Villeroy n’avait aucune difficulté à la voir jusque à la taille. Sa grande stature y était pour quelque chose et Ossian savait d’où celle-ci venait : Une hybridation. Pourtant Ossian ne ressentait pas l’aversion habituelle qu’il avait pour les hybrides. En effet, depuis son entrée à l’académie, il avait été frappé par la prestance, le caractère, le respect naturel qui émanait de la directrice. Une manière d’être qu’il n’imaginait alors n’exister que dans la noblesse et pas chez n’importe hybride. Ossian mettait cette incohérence sur le compte de l’exception.

    Alors que Madame Maxime commençait le cours par exposer les objectifs, l’attention d’Ossian fût attirée par la décoration de la salle à laquelle il n’avait pas fait attention en entrant. Elle était bien faite entre le bleu des murs et le doré des reliefs qui parsemaient le plafond. Leur regard d’Ossian glissa jusqu’à la fenêtre qui découpait le paysage en carré. Il pouvait apercevoir des élèves chanceux qui n’avaient pas cours, se promenant dans une herbe vert émeraude, assombrit à quelques endroits par les ombres de quelques rares nuages venus contester un peu de ciel au soleil.

    Avec un léger sursaut, Ossian revint au cours. Il s’était trop facilement laissé distraire. Il se résolut à se concentrer tandis qu’une élève répondait à une question. Ossian avait hâte d’apprendre à utiliser la magie sans baguette. Non qu’il n’aimait pas la sienne mais il était assez attrayant d’avoir la capacité d’envoyer des sorts sans lever le petit doigt. Voilà pourquoi Ossian avait choisi ce cours. De plus, l’option d’étude de la vie des moldus qui ne correspondait pas du tout à ses aspirations.
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